Le dipladénia, aussi connu sous le nom de mandevilla, est une plante grimpante très appréciée pour ses longues floraisons estivales et ses couleurs vives. Facile à cultiver en pot ou en pleine terre dans les régions les plus douces, elle séduit par son feuillage brillant et ses fleurs en trompette. Mais comme toutes les plantes, elle peut être confrontée à plusieurs maladies ou attaques de parasites, surtout si les conditions de culture ne sont pas idéales.
Les principales maladies du dipladénia
Bien que le dipladénia soit considéré comme une plante plutôt résistante, il n’est pas à l’abri de certains déséquilibres. Les maladies les plus courantes sont d’origine fongique (champignons) ou physiologique (stress lié à l’arrosage, au climat ou au sol).
La pourriture des racines
C’est sans doute l’un des problèmes les plus graves chez le dipladénia. Elle survient principalement en cas d’excès d’eau, de mauvais drainage ou de stagnation dans le pot. Les racines commencent à pourrir, la plante jaunit, puis se flétrit malgré un substrat encore humide.
Le traitement repose sur l’arrêt immédiat des arrosages, le rempotage dans un substrat bien drainant (mélange terreau + sable ou perlite), et la taille des racines abîmées. On peut aussi saupoudrer de la poudre de charbon ou un fongicide naturel (type décoction de prêle) sur les racines avant de replanter.
L’oïdium
Moins fréquent mais possible, surtout en climat humide ou lors d’un manque de circulation d’air. L’oïdium se reconnaît à une fine couche blanche poudreuse qui recouvre les feuilles, pouvant provoquer leur déformation et leur chute.
Il faut supprimer les feuilles atteintes dès l’apparition des premiers symptômes, puis pulvériser un traitement antifongique naturel : bicarbonate de soude dilué dans de l’eau, ou lait écrémé (1 part de lait pour 9 parts d’eau). En prévention, pensez à bien espacer les plants et évitez l’arrosage du feuillage.
Le mildiou
Plus rare mais possible si l’été est humide, le mildiou provoque des taches brunes ou grisâtres sur les feuilles, accompagnées parfois d’un duvet sur leur face inférieure. Il entraîne rapidement la nécrose du feuillage.
Utilisez un fongicide naturel, comme la bouillie bordelaise (à utiliser avec modération), ou des extraits de plantes antifongiques. Il est recommandé de couper les parties atteintes et de renforcer l’aération autour de la plante.
Les carences et excès
Un dipladénia qui jaunit, pousse peu ou présente des feuilles pâles peut souffrir d’une carence en fer, magnésium ou azote. À l’inverse, un excès d’engrais peut brûler les racines ou bloquer l’absorption d’oligo-éléments.
Il est donc important de respecter les dosages des fertilisants, d’utiliser un engrais équilibré pour plantes fleuries, et de pratiquer des arrosages réguliers mais non excessifs. Un substrat trop calcaire peut aussi gêner l’absorption du fer.

Les ravageurs fréquents
En plus des maladies, le dipladénia peut être la cible de plusieurs insectes ou parasites. Une surveillance régulière permet d’intervenir dès les premiers signes.
Les cochenilles
Elles se fixent sur les tiges ou sous les feuilles, formant des petites masses blanches ou brunes. Elles sucent la sève de la plante et affaiblissent progressivement sa croissance.
On peut les retirer à la main avec un coton imbibé d’alcool à 70 °C, puis pulvériser un savon noir dilué ou une huile insecticide naturelle. Pensez à renouveler le traitement une fois par semaine jusqu’à disparition.
Les pucerons
Ces insectes verts ou noirs s’installent généralement au niveau des jeunes pousses et sécrètent un miellat collant qui peut favoriser l’apparition de fumagine (champignon noirâtre). Les colonies se développent rapidement en cas de chaleur et d’humidité.
Une pulvérisation d’eau savonneuse (savon noir ou savon de Marseille liquide), suivie d’un rinçage 24h plus tard, est souvent efficace. Les coccinelles, si elles sont présentes dans votre jardin, peuvent aussi aider à les éliminer naturellement.
Les araignées rouges
Elles apparaissent souvent lors de fortes chaleurs et d’air sec. Elles provoquent des piqûres visibles sur les feuilles, qui prennent un aspect marbré puis jaunissent. Une fine toile peut être visible sous les feuilles.
Augmenter l’humidité autour de la plante, pulvériser de l’eau régulièrement, ou utiliser des préparations à base de purin d’ortie ou de savon noir peut les éliminer. En intérieur, l’usage d’un humidificateur est également une solution de fond.